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J'implose !

Boris versus l'école 1 : le bazooka + le professeur Svelte = <3 !

Oeuvre

Assis derrière son petit pupitre, Dome, un jeune adulte affublé du même visage cliché de tous les héros classiques, médite sur ce que pourrait être la vie si toutes les filles de sa classe ne portaient pas de soutien-gorge. Serait-ce beau ou rocambolesque ? Une chose est sûre, ce serait plus intéressant que le cours actuel, ce serait plus vrai ; ce qui, à notre époque, relèverait du miracle, d'une révolution.

Un soupir. Deux soupirs. Quarante-deux soupirs ?

La vie est-elle devenue le conte des mille et un soupirs ?

L'ennui, le désespoir, la phobie scolaire, l'angoisse, l'apocalypse, voilà quelques une des choses qui « animent » Dome en ce mercredi après-midi bien comme les autres. Le professeur n'arrête jamais de parler. Blah, blah, blah, « moi », « moi », « moi ». Écoutez-moi, je suis vieux, je suis le roi du monde !

BANG !

Dome s'est endormi, sa tête a cogné sur le bureau.

LE PROFESSEUR SVELTE
Monsieur Sazan-Mahvi, votre complaisante personne auriasse intérêt à m'écouter ! Votre dernier devoir soufflatâme à mon âme des cataclysmes si peu concevables que seul un zéro sut me contenter !

DOME
Vous « m'auriassez » mis zéro peu importe ce que j'aurais écrit !

LE PROFESSEUR SVELTE
Baliverne bougre de Gargamel, il vous sufiasme d'écrire les bonnes réponses !

DOME
C'est schtroumpf ce que j'ai schtroumpfé !

LE PROFESSEUR SVELTE
Oui, mais vous vous êtes égaré dans le superflusse... comme toujours, si je puissasme me permettre.

DOME
C'est n'importe quoi !  Dans le cours de français, je dois écrire vingt pages d'analyse sur quatre vers écrits par un vieil aristocrate nostalgique parce que monsieur a perdu l'un de ses huit cent mille châteaux ; dans le cours de philo, j'apprends à copier-coller le livre pour avoir de bonnes notes parce que si j'ai le malheur de réfléchir par moi-même mon argument est automatiquement invalide ; et maintenant, dans le cours de photographie, cours que j'ai pris POUR ME DÉTENDRE, si j'ai le malheur d'analyser une photo avec des arguments autres que technique, j'ai zéro, niette, rien !

LE PROFESSEUR SVELTE

Chaque chose en son temps ho belle jeunesse, viennasse à qui sait nattendre !

DOME
J'ÉTUDIE POUR DEVENIR ART-THÉRAPEUTE, pas pour apprendre qu'un temps de pleine lune en iso 10 000 f/2,5 vitesse 1/2 équivaut à un temps ensoleillé en iso 100 f/4,5 vitesse 1/100 !

LE PROFESSEUR SVELTE

Voilà, vous aviassez enfin eu la bonne réponse ! Bravo gentilhomme !

Il applaudit, tout content, tandis qu'un homme quatre fois plus grand et plus large que lui entre dans sa petite salle de cours. Il s'agit de Boris Oris qui, exaspéré, le dévisage avec une force telle que le professeur en perd son envie d'applaudir. Qui est ce barbu d'hurluberlu qui ose déranger son cours ?

BORIS
Comptes-tu réellement massacrer la langue française chaque fois que tu ouvriras ta grand'gueule ?

LE PROFESSEUR SVELTE
Comment osassez-vous ? Ma langue est l'instrument de dieu, j'ai étudié à Londres moi monsieur !

BORIS
Pis moé j'ai un bazooka... 

Long silence, rien ne se passe.

BORIS
En théorie, c'est à cet instant que mes assistants daignent m'apporter ledit bazooka !

LE PROFESSEUR SVELTE
Mon cher, vous devriasse pourtant savoir « qu'on n'est jamais mieux serviette que par soi-même » !

BORIS

(n'en pouvant tout simplement plus)
Michael, Samantha, DÉPÊCHEZ-VOUS !

Samantha, au visage à moitié brûlé, mais tout de même ravissant, entre timidement dans la classe.

SAMANTHA

C'est que, comment dire... Michael s'est un peu, mais vraiment juste un peu, coincé le pénis dedans !

BORIS

(psychologiquement détruit)
Mon... mon bazooka A ÉTÉ SOUILLÉ ?

SAMANTHA

C'était le gage, s'il y rentrait son pénis, moi j'allais le rentrer dans ma...

BORIS
SILENCE ! Il y a des mineurs dans la salle !

La petite rebelle de la classe, Finale, suit leur mésaventure d'un intérêt presque sadique.

FINALE
Pas vraiment, à moins que Dowin soit aussi doué qu'il est chiant, et qu'il a sauté des classes...

DOWIN
Non, je suis juste chiant !

DOME
Dowin, ce n'est pas exactement ce que tu aurais dû lui répondre...

DOWIN

Quoi ? C'est correct d'être chiant, ça fait partie de mes droits selon la constitution canadienne des...

SAMANTHA
... dans ma chatte, j'allais rentrer le bazooka dans MA CHATTE !

LE PROFESSEUR SVELTE
Etat-ce-Unis nécessaire de le crier ? L’obscénité est interdiné dans ce lieu de bonnes grâces !

SAMANTHA
Dans ma chatte, IL FAUT QUE JE METTE QUELQUE CHOSE DANS MA CHATTE !

BORIS

Elle fait une rechute ! Il me faut un volontaire avant qu'il ne soit trop tard !

Le plus hip-hop style full cool de la classe se lève en baissant son capuchon, héroïque.

KANE
Je suis prêt à me sacrifier, JE N'AI VÉCU QUE POUR CE MOMENT !

ANNESSE
Kane, franchement ! Moi qui pensais, peut-être, éventuellement, te laisser me baiser la main !

KANE

Ho, tant pis alors...

Tout piteux, Kane Seigni se rassoit en regardant Annesse d'un air béat plein d'espoir.

ANNESSE
Bon chien chien !

FINALE
Pathétique...

DOME
De toute façon, c'est moi le héros de cette histoire !

Il se lève en se craquant le cou, et en essayant de cacher sa bedaine naissante de geek accompli.

SAMANTHA

Trop tard, je me suis satisfaite avec le dildo qui parle !

LE PROFESSEUR SVELTE
(traumatisé, le visage excessivement mouillé)
Il... il s'agissasse de ma tête...

SAMANTHA
Les hommes, vous ne comprenez définitivement rien aux femmes !

NARA
Heu, prière de ne pas toutes nous mettre dans le même bateau !

L'HÉROÏNE ULTRA-SARCASTIQUE ET AMIE D'ENFANCE DU HÉROS VENAIT DE PARLER.

C'est tout, aucune idée pourquoi je l'ai écrit en majuscule.

SAMANTHA
Tout ce que je veux, c'est être aimée.

LE PROFESSEUR SVELTE
J'ai été violoncelle.

LE SCÉNARISTE
Il faut la comprendre, elle a été élevée par les médias ! Elle est convaincue qu'une femme se doit d'ouvrir les jambes pour être aimée.

LE PROFESSEUR SVELTE
Ha, tout s'explisarcasme !

BORIS
Bon, ça suffit, la langue française MÉRITE VENGEANCE ! MICHAEL !

Ledit Michael arrive avec l'énorme bazooka entre les jambes. Il s'est décoincé le « vous savez quoi ».

MICHAEL
Bonjour les namis, PRÊTS POUR LA JOUISSANCE DIVINE ?

NARA
Heu, ce n'est pas à ce moment-là que théoriquement, on devrait fuir à toutes jambes ?

FINALE
Arrête, ça devient enfin intéressant !

DOME
(en s'approchant de Boris, Samantha et Michael)
Messieurs, madame, et si on réglait ce petit quiproquo en sirotant une bonne tasse de jus de pruneau ?

LE PROFESSEUR SVELTE
Bien dit ! Réflichassons avant d'agir !

DOME
Ha pis de la marde, je vous le laisse !

BORIS
De toute façon, plus rien ne peut arrêter mon... le... l'affaire-là... Ha, pis donne-moé ça !

Le colosse reprend sa coquette arme souillée, tire et expédie le professeur Svelte au fin fond de la galaxie (pour ne pas dire qu'il le fait éclater en mille et un morceaux qui giclent sur tous les élèves).

Un professeur de mort, dix-huit élèves restants.

Toute la classe est traumatisée : Annesse pleure, Nara hausse un sourcil, Finale lèche le sang sur ses lèvres voluptueuses, Kane regarde l'énorme décolleté de Samantha, Dowin lève la main pour exprimer son désarroi, Dome modifie une à une ses notes dans les dossiers du prof, une licorne nettoie sa corne, et tous les autres personnages que je n'ai pas encore mentionnés par pure paresse font du sexe tantrique dans un coin... sauf Jules qui est juste trop cool pour s'adonner à un sport aussi peu extrême.

Bon, Toqui aussi... mais ne parlons pas de Toqui, ça vous porterait malheur.

BREF, presque tout le monde est traumatisé et couvert du sang impur d'un hérétique du français.

BORIS
(en se tournant vers les élèves)
Bon, votre cours spécial Boris vient tout juste de commencer ! HA ! HA ! HA ! HA ! HA !

VAREM
(un autre élève complètement gelé... certainement de l'ectasie, ou de l'essence à batterie)
HA ! HA ! HA !

BORIS

Pourquoi tu ris ? Je viens de sous-entendre que vous allez TRÈS certainement TOUS MOURIR !

VAREM
Ta braguette est ouverte.

BORIS
Tabarnak.

 

FIN DE L'ÉPISODE 1

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