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J'implose !

Boris fuckface 2016 épisode 1

Oeuvre

Dans un vieil entrepôt abandonné, sans caméraman, sans directeur artistique, sans preneur de son, sans cantinier, un réalisateur filme un narrateur qui a l’air franchement exaspéré.

Le narrateur : Faut vraiment que je parle de 2016 ? Sérieux ? Je ne pourrais pas faire la narration du prochain Star Wars à la place ? 2016, c’est vraiment une année de cul. 2008, ça, ce serait une belle année à raconter ! La victoire d’Obama, le retour de l’espoir... On était naïf dans ce temps-là.

Le réalisateur : Contente-toi de lire ton texte.

Le narrateur : Puis-je au moins avoir un verre d’eau ?

Le réalisateur : Déjà que la tour de Radio-Can a été vendue et que je n’ai même plus de budget pour engager une stagiaire sexy un peu willing, ne me fais pas chier avec tes petits caprices de star !

Le narrateur : Okay, okay, j’ai compris, je me tais, j’ai déjà signé mon contrat... Je suis mieux d’avoir des chaussons aux pommes. Esti que ma vie c’est de la marde.

Le réalisateur : 3, 2, 1, Bye Bye 2016 prise 1, action !

Le narrateur se racle la gorge.

Le narrateur : Il était une fois 2016. Il était une fois Nice. Un tueur. 86 morts. Il était une fois Orlando. Un tueur. 49 morts.... Il était une fois Syrie, des milliers de morts et tout autant de gouvernements indifférents... Vous êtes sérieux ? Vous commencez votre délire satirique annuelle avec une énumération de massacres ? Les auditeurs veulent rire, fêter, et vous, vous leur câlissez en pleine face les pires horreurs !

Le réalisateur : On n’a pas le choix. Le scénariste passe son temps à pleurer depuis deux semaines. Écrire sur 2016 l’a rendu fou. La première scène se passe à Orlando...

Le narrateur : Depuis quand un réalisateur se préoccupe des caprices du scénariste ? Moi monsieur, j’ai promis à mon mari que ce serait drôle. Il est raciste, homophobe et dépourvu d’émotion. Il s’en fout de la Syrie ou de la communauté LGBT d’Orlando, il veut juste voir des scènes de Léonardo Dicaprio en bobette qui se frotte sur son Oscar en gémissant d’extase !

Le réalisateur : Ce que tu viens d’écrire est rempli de contradictions. Mais c’est vrai que je suis Dieu Tout-Puissant sur ce plateau. Virez-moi le scénariste ! Avec mon génie, je réécrirai l’histoire ! Place au spectacle, le show must go...

Le scénariste surgit pour les menacer avec une banane.

Le scénariste : NE TOUCHEZ PAS À MON SCÉNARIO, J’Y AI MIS TOUTE MON ÂME !!!

Le réalisateur : Ta gueule, on va faire du divertissement que ça te plaise ou non ! On va faire du gros cash sale !

Le scénariste : Non, ce film d’auteur qui émouvra vent et marais pour le reste de l’éternité ! Je transcenderai l’âme des vivants, j’enclencherai la révolution des licornes au Cœur Pur !

Le réalisateur : Je mettrai des boobs et des explosions !

Le scénariste : Il y aura des explosions et des pleurs !

Le réalisateur : Il faut rire de 2016 !

Le scénariste : Il faut nous recueillir, tous et toutes ensemble, parce que 2016 a été une année horrible.

Le réalisateur : Le peuple mérite de se détendre en mangeant des chips sel et vinaigre en gobant nos publicités commanditées. Fuck les millions de morts, je serai millionnaire !

Un grand homme excessivement musclé et bien membré surgit dans la pièce. Il est couvert de sang, il lui manque un bras et il a le crâne à moitié défoncé. Fou de rage, l’intrus attrape le réalisateur et le scénariste, et les lancent par la fenêtre en criant virilement. Il s’agit de Boris Von Oris, mi-québécois, mi-russe, mi-allemand, mi-belge, mi-arménien, mie de pain...

Le narrateur : Merci, j’étais à deux doigts de me suicider tellement leur discussion me faisait mourir d’ennui.

Boris : J’en ai marre de ces cons qui capitalisent sur l’actualisé pour mousser leur carrière. On s’en fout de réaliser quelque chose qui va rapporter du cash ou qui va émouvoir ! On va juste chier notre rage sur la gueule de cet esti de fuck de marde de crisse de tabarnak de shit de crisse de fuck d’osti d’humanité folle empirée par un osti de marde de gouvernement qui ne fait rien ! Je fuckface Trump mangeux de marde du coliss maudit que m’as toute les tuer !

Le narrateur : Vous me faites un peu peur monsieur.

Boris : Je suis Boris Von Oris, enchanté.

Le narrateur : Moi je suis le narrateur. J’ai déjà mangé une pomme une fois. Elle était rouge. Elle était bonne.

Boris : Contente-toi de raconter l’histoire des autres.

Le narrateur : Okay... Mais vous venez de tirer le scénariste et le réalisateur en bas du cent soixante-troisième étage. Qu’est-ce que je suis censé raconter ?

Boris : Des héros se sont sacrifiés pour sauver 2017.

Le narrateur : Heu, c’est-à-dire ?

Boris : Lisez ceci...

Il lui tend son texte. Le narrateur le prend.

Le narrateur : Hum, je vois. Il y a Léonardo Dicaprio et il... mais voyons, je ne peux pas lire une telle horreur !

Boris : Lisez, l’heure est grave.

Le narrateur : Okay. Okay. Il était une fois une ribambelle de héros et d’héroïnes qui avaient reçu une mystérieuse invitation : « Rejoignez-moi au bol de toilette de Québec. Nous devons nous unir contre les forces du mal. Il faut déconstiper l’humanité avant qu’il ne soit trop tard ! » Ainsi, tous et toutes s’étaient rendus à l’amphithéâtre de Labaume... Du moins, ceux et celles qui avaient pris l’invitation au sérieux.


 

***


 

Cheveux bruns ébouriffés, grandes dents, ton autoritaire, Hermione Granger pousse les portes du centre Vidéotron de Québec. Devant elle, aucun Nordique, seulement un genre de fête macabre où personne ne semble sincèrement s’amuser. Impassible, Hermione analyse le groupe de huit hurluberlus qui a été rassemblé par on ne sait qui.

Elle est tout d’abord interpellée par Cersei Lannister qui est assise l’air désintéressé sur Gregor Clegane, son garde du corps mort-vivant en armure de chevalier. Hermione fronce les sourcils. Elle s’attendait à rencontrer des héros, pas une tyran...

Elle continue d’explorer en espérant tomber sur des figures plus sympathiques et elle s’arrête à la table du banquet constitué de sandwichs pas de croutes et de soda mousse. La magicienne y reconnaît l’acteur militant pour l’environnement, Léonardo Dicaprio, ce qui la rassure, mais pas longtemps puisque celui-ci est complètement absorbé par son oscar. Il lui donne des bisous, puis le french à pleine bouche.

Hermione détourne le regard sur son voisin de gauche, Séraphin Poudrier qui compte son change, un fusil de chasse accroché à son dos. Séraphin Poudrier ? Qu’est-ce que cet avare, meurtrier et égocentrique personnage fait ici ?

Également assis à la table du supposé banquet, un homme triste un peu grassouillet boit son traditionnel rhum and coke. Il s’agit de Mike Ward, l’humoriste trash accusé d’avoir ri et détruit la vie d’un enfant handicapé. Hermione ne le connaît que pour ce fait et elle esquisse une moue de dédain.

Elle s’attarde aux quatre autres où la piste de danse.

Il y a trois hommes qui regardent une femme danser. Il y a Deadpool, ce mercenaire lourdingue tuant tout sur son passage au nom de l’amour et de son bon plaisir. Il est le seul qui se plait du spectacle puisque le deuxième homme, Pierre-Karl Péladeau, saint-père de la mafia des médias québécois et ancien chef passionné du Parti Québécois, a juste l’air profondément anxieux. Et, le troisième homme, le champion de course à pied Usain Bolt, semble complètement perdu.

Devant eux danse Harley Quinn en riant aux éclats, en crevant les ballons de fête un à un dans une extase proche de la jouissance. Si la jouissance avait des guns et un marteau géant.

Hermione : C’est définitivement n’importe quoi.

Deadpool : Oh, mais, tu es Hermione Granger ! Tu as quelque chose de changé. Je ne saurais dire quoi.

Hermione : J’ai vieilli.

Deadpool : OH MON DIEU, TU ES DEVENUE NOIRE ! Ça a dû faire rager les rednecks du monde entier. (Lui chuchotant à l’oreille.) Personnellement, je rage surtout que tu aies choisi Ron au lieu d’Harry. Ron, sérieux ? Ron ?!?

Hermione : Est-ce qu’on pourrait se concentrer sur les raisons de notre présence ici ? Avez-vous tous reçu une invitation disant que nous devons nous réunir pour sauver l’humanité. Savez-vous quelle est l’identité de notre hôte ?

Pierre-Karl : Sûrement le Maire Labeaume qui voulait réunir une équipe de superhéros juste pour nous nommer les Nordiques. Il doit être désespéré. Je le comprends.

Il cale sa bière puis s’en sert une autre.

Mike Ward : Eille, c’est moi l’alcoolique de la place !

Il cale trois rhum and coke de suite.

Pierre-Karl : Merci aux humoristes québécois, grâce à qui les scandales de la politique sont vite oubliés pour faire place à des scandales de moindres importances ! Merci Mike.

Mike Ward : De rien. Watch out le coma éthylique !

Hermione : Personne n’a la moindre information ?

Deadpool : Pourquoi Ron ? Neville à la limite, mais pas Ron ! Ou choisis-moi, ma baguette magique est indestructible !

Hermione : Quelqu’un peut-il me répondre ?

Cersei : Notre hôte est un espèce de gros russe qui ne s’est jamais lavé de sa vie. Il ressemble à mon ancien mari. J’espère qu’il mourra dans d’atroces souffrances.

Hermione : Mais encore ? Où est-il parti ?

Cersei : Il est parti chercher un pointeur laser. Il dit que c’est essentiel pour son PowerPoint. Il a l’air un peu simplet, mais il trimballe un charmant bazooka de six mètres de long. C’est certainement sa seule qualité.

Harley Quinn : I am bored ! You are all booooooring ! Why are not you here Mr. J. ? I want my puddin !

Pierre-Karl : En français !

Harley s’approche lascivement du monsieur qui la juge.

Harley Quinn : Excuse me ? Can you repeat please ?

Pierre-Karl : Ici, au Québec, on parle français !

Deadpool : Ah lala, Usain Bolt, mon nouveau meilleur ami, ferme les yeux, cette histoire va très mal finir !

Usain Bolt : Je pas comprendre. Why are here ? Why did you kidnap me?

Deadpool : Shut, tu vas rater le clos du spectacle...

Pierre-Karl : Quel spectacle ? Le spectacle est terminé ! Je le censure ! Retournez tous dans votre pays !

Deadpool : Je n’irai nulle part, monsieur à la drôle de face. Je suis canadien ! Oh Canada, terre de nos alleux !

Pierre-Karl : (En levant le poing.) Mon pays, c’est le Québec ! Il n’y a pas d’autres pays que le Québec !

Mike Ward : Achevez-moi quelqu’un.

Hermione désespère.

Hermione : Personne d’autre que moi ne s’interroge sur nos raisons d’être ici ? C’est peut-être un piège...

Pierre-Karl : Que je me calme ? Je ne me calmerai pas ! J’ai perdu ma souveraineté, mon pays, mon Québec ! Maintenant, tout ce qu’il me reste, c’est mon combat pour que la Poule aux œufs d’or soit sacrée patrimoine culturel !

Léger silence.

Pierre-Karl : C’était une blague. Je suis drôle pour détendre l’atmosphère ! L’Amérique ne comprend rien à l’humour. Mike Ward, t’es un comique, aide-moi un peu !

Mike Ward : J’ai acheté un bidet. J’ai le cul propre.

Autre silence.

Harley Quinn : Yeah, Mike Ward's butt smell good ! Ass dance !

Elle se dandine les fesses.

Harley Quinn : Long live Hollywood that turned me into a sexual object.

Elle se cambre bien les fesses et Deadpool, en grand amoureux des fesses, ne peut qu’admirer le chef-d’œuvre.

Deadpool : Appelez mon agent. Je veux passer chez DC !

Encore assise sur son colosse de garde du corps qui lui sert de trône, Cersei Lannister observe Harley amusée, ravie d’avoir trouvé une bouffone à la hauteur de sa démence.

Cersei : Le « superhéros », fais-moi plaisir, ne gâche pas sa douce et amère folie avec tes yeux d’homme...

Deadpool : Oh ! Oh ! La reine a du caractère ! Peut-être accepterait-elle de m’accorder la première danse ? Ah non, désolé, je ne suis pas ton frère jumeau ni ton cousin !

Cersei : Mille pardons de n’accorder mon corps qu’aux êtres dotés d’une certaine beauté, ce qui n’est malheureusement pas le cas de quiconque en dehors de ma prestigieuse famille.

Deadpool : Oh toi, tu auras tellement un sort horrible dans Game of Thrones. Shame. Shame. Shame !

Cersei : Ne joue pas à cela avec moi...

Deadpool : D’après toi, combien d’adolescents prépubères se sont masturbés sur la scène de ton humiliation ?

Cersei : Apprends-moi à briser le quatrième mur et il n’en restera plus rien.

Deadpool : Oh ! Oh ! Pourrais-je être utile à la demoiselle ?

Hermione : Dire que je m’attendais à rencontrer de vrais héros. Superman, Wonderwoman, Sofia Nolan...

Deadpool : Sorry, la mode est aux antihéros.

Hermione : Il y a bien ne serait-ce qu’un ou deux véritables héros parmi vous ! Je ne peux pas être la seule !

Long silence.

Mike : Heu, chaque année, je...

Séraphin : (Le coupant.) J’ai sauvé ma Donalda de la pauvreté.

Deadpool : Tu n’as pas lu le bouquin ? Donalda meurt à la fin à cause de ton avarice. T’es vraiment un séraphin, Séraphin ! Hum, c’est de loin ma blague la plus nulle de 2016.

Séraphin : Ça c’était le livre viande à chien ! Moi je suis le Séraphin de la série moderne. Je sauve la peau de mon village, je l’empêche de crever de froid. C’est moé le héros, pas Alexis, c’est moi l’amour de la belle et jeune Donalda !

Deadpool : Donne-moi 2 $ ou je tue Donalda.

Séraphin : Jamais de la vie, je garde mon argent !

Deadpool : Bon, tu vois, trop radin pour être un bon époux. Next. Toi, Cersei, que fais-tu ici ? As-tu compris que les zombies vous tueront tous si vous continuez vos guéguerres ?

Cersei : Non, je préfère régner encore un peu. Notre hôte aurait dû inviter deux trois héros niés des nouveaux Star Wars au lieu de faire appel à une reine assoiffée de sang.

Deadpool : Et toi, mon nouveau meilleur ami Usain Bolt ?

Usain Bolt : Désolé. Je pas parler français.

Pierre-Karl : Au moins, tu essaies... pas comme d’autres. UNE autre en particulier. Une habillée en pute.

Deadpool : Et ça recommence !

Pierre-Karl : J’ai le droit d’insulter Harley Quinn. J’ai payé 15 $ mon entrée au cinéma pour voir Suicide Squad. C’était affreusement mauvais ! Je suis scandalisé !

Séraphin : Tu n’avais qu’à regarder un film québécois.

Pierre-Karl : Je suis déjà assez déprimé de même ! Je suis fier de ma culture, mais j’ai mes limites.

Séraphin : Écoute la websérie Marc en Peluche. C’est gratuit pis moi j’aime ben ça. Ça parle d’un petit gars qui...

Deadpool : Non, shut, il y a des limites au n’importe quoi de ce scénario ! Séraphin qui aime Marc en peluche, c’est une coche de trop sur l’échelle d’absurdité permise par le CRTC !

Pierre-Karl : Si on était fier de nous en tant que Nation, on ferait des films qui tourneraient autour d’autre chose que des losers qui fuckent leur vie. On a des héros et héroïnes au Québec, mais on en parle jamais ! Léo Major, lui c’était un vrai.

Séraphin : Marc Arcand, lui c’était un héros... Série Noire, c’était la preuve qu’on peut faire des miracles sans aucun budget. Je leur laisserais presque gérer mon portefeuille.

Pierre-Karl : C’est qui ça Arcand ? Moi j’ai juste écouté 19-2. J’ai perdu foi pour toujours en la police québécoise.

Mike Ward : T’es en retard d’une coupe d’années. La grève étudiante avait déjà faite la job.

Boris : Taisez-vous et écoutez-moi ! L’heure est grave !

Tous et toutes se retournent vers le grand homme gras et sale qui les menace durement avec un pointeur laser. Il est debout sur une estrade qui tient difficilement sous son poids et derrière lui, il y a un mur blanc sur lequel est projeté le texte : « Les Justiciers de la Vegeance qui sauveront 2017. »

Boris : Mon PowerPoint va commencer !

Hermione : (Sceptique.) Est-ce réellement lui notre hôte ?

Cersei : Oui. Un homme pathétique et totalement inconnu du grand public qui a tronqué son bazooka pour un pointeur laser. Il vient de perdre la totalité de son charisme.

Boris : Mon bazooka avait besoin de repos ! « Justice » est sensible, elle n’aime pas vos petites chicanes.

Cersei : Mais sérieusement, qui êtes-vous ? Qu’avez-vous déjà réalisé ? Les médias ont-ils déjà parlé de vous ?

Pierre-Karl : Non, je ne sais rien de lui.

Boris : On s’en fout de qui je suis ! J’ai passé 10 heures à faire un beau PowerPoint. Regardez mon petit effet de fondu.

Il change de diapositive et il y a un fondu en étoile.

Deadpool : C’est magnifique, je suis ébloui !

Harley : It makes me want to kill.

Boris : Bon, pour commencer, voici la photo de Trump. Trump est méchant. Savez-vous qui est Trump ?

Cersei : Je sens que ça va être long et pénible.

Hermione : Venez-en droit au but s’il vous plaît Boris.

Boris : D’accord...

Il passe par-dessus plein de diapositives. On y voit entre autres Trump avec des cornes de démons, une photo de Boris à la plage dans une bouée en forme en canard, une pyramide avec un oeil en son centre... Bref, il s’arrête sur une diapositive, celle portant le titre : « L’Axe du Mal des Méchantes Machistes. » Dessus, il y a plusieurs célébrités : Trump, Kim Jong-Un, Kylo Renn, Couillard du Parti libéral, Ramsay Bolton, Sophie Durocher et le Joker en version Bling Bling.

Harley Quinn : (Amoureuse.) My puddin !!!

Boris : J’ai toutes les raisons de croire que les méchants pas gentils s’allient pour détruire notre belle humanité.

Harley Quinn : Mister J. would certainly like me to kill you. It would make him a present. Are there any volunteers ?

Pierre-Karl : En français j’ai dit ! (Il lève le poing en l’air.) Vive le Québec libre ! Mort aux clowns d’anglais !

Hermione : Silence ! Je vous comprends P.K.P., j’ai lutté pour la libération des elfes de maison. Vous vous sentez enfermé dans une culture qui n’est pas la vôtre, vous avez l’impression qu’on vous condamne à un petit pain, mais ressaisissez-vous, Boris a peut-être réuni la pire équipe de tous les temps, mais il a raison, nous devons nous allier.

Harley Quinn : A Suicide Squad ! Ah ! Ah ! Ah !

Pierre-Karl : Ta gueule ! Ici, on chante en français, on rit en français, on se trémousse le cul de petite pute en français ! C’est important pour la survie de notre culture !

Pendant que P.K.P. radote, Harley Quinn fait mine de l’embrasser, mais en fait, elle lui arrache carrément la langue puis elle la bouffe goulument, en riant de manière mignonne.

Deadpool : Sexy !

Hermione : Dégoûtant...

Harley Quinn : Oh, vous avez raison Pierre-Karle, la langue du Québec a un bien bon goût. Est-ce que les nations autochtones avaient également bon goût quand nous leur avons gobé l’âme ? Ah ! Ah ! Ah ! Moi, je parle la langue du « Puddin » ! Aimez-vous le puddin mister president ?

Pierre-Karl essaie de répondre, mais il s’étouffe dans son sang, frappe avec son poids sur la table en guise de communication, puis il s’en va de l’assemblée rouge de colère.

Hermione : Je m’en occupe...

Elle suit Pierre-Karl en dégainant sa baguette magique.

Harley se remet à danser en se léchant les babines.

Harley Quinn : Yummy yum yum Mister J. !

Boris : Sniff, ma présentation Powerpoint part en couille.

Mike Ward : C’est mort les Powerpoint, t’aurais dû faire un podcast.

Boris : Qu’est-ce c’est ça un podcast ?

Mike Ward : Faut vraiment que je crisse mon camp ailleurs qu’au Québec...

***

Hermione déambule dans les corridors de l’amphithéâtre.

Hermione : Attendez-moi monsieur Péladeau ! (Elle soupire, exaspérée.) J’ai l’impression de revivre l’époque où Ron portait le médaillon d’Horcruxe... Espikey !

Elle lui lance le sort et Pierre-Karl s’arrête, stupéfait que sa langue soit guérie. Il ne décolère pas pour autant.

Pierre-Karl : Écoute-moi attentivement. 2016 a été une année encore plus laide que ce que vous croyez. Je voulais que le Québec soit assez fort économiquement, humainement et environnementalement pour montrer l’exemple aux autres nations du monde ! Je ne suis pas le meilleur stratège politique, je dois mon empire médiatique à mon père pis mon humour donne l’impression que je suis plus cave que ce que je suis, mais j’ai été haut placé dans l’establishement, les horreurs de 2016 cachent une vérité encore plus horrible... C’est trop tard maintenant. Je ne l’aurai jamais mon pays. Le monde sera anéanti. Parlez-en avec Dicaprio, lui il sait tout et il a encore la naïveté d’y croire... S’il décroche de son esti d’Oscar.

Il s’en va. Hermione veut le retenir...

Hermione : Monsieur Péladeau, ai-je raison de croire que le peuple américain a été hypnotisé par un puissant sortilège ?

Pierre-Karl : Je ne dirai rien, j’ai assez donné. Je me retire de la politique. Je me retire de tout ! Mes enfants m’attendent, il n’y a que ça qui compte. Je n’aurais jamais dû venir ici.

Pierre-Karl se fait soudainement défoncer le crâne par une batte de baseball cloutée. Un colosse l’observe s’écrouler par terre.

Negan : Ne te fâche pas Lucille. On a construit cet amphithéâtre pour jouer au hockey, mais on y jouera selon tes règles. On n’a qu’à tuer tous les joueurs de l’équipe adversaire.

Hermione : Ne vous approchez pas de moi.

Elle tend sa baguette, menaçante.

Negan : Je répugne l’idée de tuer des femmes. Mais bon, je me suis allié à pire que moi.

Hermione sent une présence derrière elle. Elle prépare l’un de ses sorts... Fausse alerte, ce n’est qu’un Ratata, ce petit pokémon rat qui pollue la ville depuis Pokémon Go.

Ratata semble vouloir jouer, il est tout joyeux.

Ratata : Ratata ! Ratata !

Rawsay Bolton sort de l’ombre.

Rawsay Bolton : Charizard, GO !

Charizard s’extirpe de sa pokéball et il agrippe Hermione dans sa gueule pour ensuite défoncer le toit et s’envoler dans le ciel avec elle. Sa baguette tombe au sol. Rawsay la saisit.

Rawsay Bolton : Je l’ai aussi bien dompté que mes chiens.

Negan : Tu sais comment ça s’est terminé avec tes chiens.

Rawsay Bolton : ... Ta gueule.


 

À suivre.

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